Lumière sur les dieux du Logiciel Libre, fin

Et oui le nombre de seigneurs dans le Logiciel Libre est trop volumineux, voici la suite !

Les développeurs de projets incontournables

Ton Roosendaal

Ce néerlandais a fondé l’entreprise Not a Number pour vendre et développer le logiciel Ton_Roosendaal_2008Blender dont il a participé au développement.

Suite à de mauvaises ventes, il souhaite libérer le code source de Blender en échange de 100 000€ pour les investisseurs de l’entreprise, somme qu’il obtiendra en quelques semaines à l’aide des dons sur Internet.

Depuis il s’occupe de la Blender Fondation qu’il a fondé pour soutenir Blender. Ce logiciel d’animation 3D est très populaire et de grande qualité, il a également soutenu la réalisation de 5 courts métrages d’animation réalisés avec des logiciels libres dont Blender. Ces films ont permis d’améliorer le logiciel et de réaliser des entrées financières pour la Fondation.

Guido van Rossum

Guido_van_Rossum_OSCON_2006

Ce néerlandais est le fondateur du langage Python qu’il développe depuis plus de 20 ans.

Ce langage libre est très populaire dans la communauté de part sa licence mais également sa puissance. Il a travaillé chez Google et Dropbox notamment pour améliorer le langage…

Larry Wall

Linguiste de formation, il sera à l’origine du langage de programmation libre Perd et du logiciel « patch » pour réaliser des… patchs !Larry_Wall_YAPC_2007

Ce langage qui évolue toujours sous sa main est réputée pour sa non lisibilité de part les possibilités de concision.

C’est sans doute par amour de la programmation obscurcie qu’il gagna deux fois le concours IOCCC, qui est de réaliser le code fonctionnel le plus illisible possible avec le langage C. Il continue toujours à développer Perl.

Jimmy WalesJimmyWales_April08

Fondateur du projet Nupedia qui se révèlera un échec, il est plus connu pour la création de la version « bazar » de Nupedia qui est Wikipédia.

Cette encyclopédie libre qui est dans le top 10 des sites web les plus visités du monde est régie par la Wikimédia Foundation qu’il a crée et dont il siège toujours au conseil d’administration.

Il a également planché sur le projet libre Wikimedia, le logiciel à la base du site pour concevoir les pages du projet.

Donald Knuth

Hacker émérite, considéré comme l’un des plus grands informaticiens, il est également connu pour quelques travaux en mathématiques.KnuthAtOpenContentAlliance

Outre sa bible « The art of Computer programming » toujours en rédaction, il est connu au sein de la communauté pour la création du logiciel TeX pour la mise en page de document. Ce logiciel donnera une version libre très populaire qui est LaTeX, surtout dans le milieu universitaire.

Nous lui devons quelques citations comme : « Attention aux bugs dans le code ci-dessus. Je ne l’ai pas testé, j’ai seulement prouvé qu’il était correct. ».

Les entrepreneurs

Marc Ewing

Ce programmeur est réputé pour l’entreprise qu’il a fondé, Red-Hat qui est la plus grande entreprise qui développe son économie quasiment exclusivement sur le Logiciel Libre.

Mark Shuttleworth

Cet entrepreneur sud-africain a gagné des millions de dollars en vendant son entreprise de sécurité informatique. Avec cet argent il deviendra l’un des 5 touristes de l’espace actuels et a fondé l’entreprise Canonical qui gère le développement de Ubuntu.

Mark_Shuttleworth_by_Martin_Schmitt

Lumière sur les dieux du Logiciel Libre, première partie

Chaque domaine a ses personnalités très connues, influentes et vénérées par une horde de fidèles près à sacrifier corps et âmes pour les rencontrer ou les soutenir. Le Logiciel Libre ne fait pas exception à cette règle et il semble important d’en connaitre quelques uns dont on va brièvement décrire leurs rôles et vie au sein de cette communauté grandissante !

Les pères fondateurs

Ces personnalités ont influencé le Logiciel libre dans son idéologie mais pas forcément dans le code.

Richard Stallman

C’est le fondateur du mouvement en 1984 et fondateur également de la Free Software Foundation. Depuis cet instant, il a consacré sa vie à l’émergence d’une communauté et à la pérennité du Logiciel Libre.

En réalité il souhaitait faire perdurer le partage de code et des connaissances qui existaient naturellement dans le monde informatique avant les années 1980, notamment au MIT là ou il travaillait. NicoBZH_-_Richard_Stallman_(by-sa)_(10)

Ce hacker de renom, où la taille de la barbe montre le niveau, a également beaucoup codé pour les projets GCC et Emacs, les briques de base du projet GNU d’un système d’exploitation entièrement libre. Aujourd’hui il code peu, s’occupant plutôt des questions politiques du Logiciel Libre, sa défense et de réaliser des conférences un peu partout dans le monde.

Eric Raymond

Fait parti de la catégorie des plus grands trolleurs du cet univers. Il est surtout connu pour son ouvrage « La cathédrale et le bazar » expliquant le succès de l’architecture de Esrdéveloppement décentralisé dont Linux est son application suprême pour réaliser le meilleur produit possible. En effet un développement aussi décentralisé étant associé au bazar et permet l’émergence rapide des idées et des fonctionnalités par rapport à des projets très centralisés que sont les projets logiciels réalisés par une équipe de développement unique.

Il a également participé à l’émergence du concept OpenSource pour essayer d’attirer les industriels dans le mouvement en fondant l’OpenSource Initiative pour défendre ce concept. Il est également connu pour des contributions au code de nombreux logiciels libres comme Emacs, ou des briques de base du système.

Lawrence Lessig

Cette personne n’a pas écrit la moindre ligne de code, en effet c’est un juriste américain spécialiste de la question du droit d’auteur.

Il sera de nombreuses fois sollicitée par la FSF pour s’occuper de l’aspect légal du Lessig_portraitmouvement et des licences. Il fondera à son tour les licences Creative Commons pour simplifier l’émergence de la culture libre dans son ensemble.

Il participe également à de nombreux mouvements pour défendre la liberté d’expression sur le net et limiter les effets de bord de la propriété intellectuelle au sein de l’industrie logicielle.

Les codeurs de projets incontournables

Linus Torvalds

Très réputé pour sa qualité de trolleur, ce finlandais d’origine donnera naissance au noyau Linux qui permettra d’avoir enfin un système d’exploitation entièrement libre avec le reste du système GNU donnant naissance ainsi au couple GNU/Linux.

Linus_TorvaldsIl déménagea aux États-Unis pour travailler chez Transmetta, dont la confidentialité de leur réalisation fera planer le doute sur la pérennité du projet Linux durant un temps. Actuellement il travaille pour la Linux Fondation et poursuis sa tâche de mainteneur principal du noyau dont il détient la propriété du nom.

Suite à l’évolution des besoins du développement du noyau, il travailla sur la réalisation du gestionnaire de version Git qui a connu également un grand succès au sein de la communauté mais il ne s’en occupe plus actuellement.

Theo de raadt

Cette personnalité sud-africaine est réputée également pour ses positions tranchées et ses messages très agréables. Il est l’initiateur de nombreux projets libres que sont Theo_de_raadtOpenBSD, NetBSD, OpenSSH et bien d’autres.

Considéré comme l’équivalent de Torvalds pour l’univers *BSD, il a beaucoup milité pour la libération de code de nombreux pilotes de périphériques comme des cartes Wifi.

Miguel de Icaza

Ce mexicain est entre autre l’un des premiers programmeurs du projet GNOME dont il dirigera longtemps son développement.

Ses prises de position au sujet de l’évolution du projet ont souvent fait polémiques. Il a également défendu le développement de Mono, qui est une adaptation du langage C# pour le monde GNU/Linux et qui a pris un moment de l’essor pour le projet GNOME.

Ce soutien a jeté un lourd discrédit sur sa personnalité, accusé de ne pas prendre en compte le danger que Microsoft représente pour mono qui pourrait tomber sur des brevets délicats.Il a notamment travaillé chez Novell durant cette période, entreprise réputée pour sa distribution OpenSUSE.

Patrick Volkerding

Cet américain a consacré ses 20 dernières années au développement de la vieille distribution maintenue à ce jour : Slackware qui se veut simple, épuré et proche des fondements du système UNIX.

Très durement touché par la maladie, le développement de ce projet a connu de nombreux ralentissements car il est pratiquement le seul développeur régulier depuis le début. La communauté a connu un nouvel essor de contributeurs dernièrement, permettant de maintenir le cap d’une version par an en moyenne…

 

La suite dans un prochain article.

Compte rendu da Journée de l’Informatique Libre

La Journée de l’Informatique Libre a eu lieu à l’ISEN Toulon ce samedi 23 mars durant l’ensemble de la journée.

Tout d’abord nous tenons à remercier nos partenaires divers et variés, les conférenciers et animateurs d’ateliers et également le public.

Ensuite la journée qui a débuté vers 9h a du reporter vers 10h l’ouverture des conférences pour avoir un public plus consistant. Mise à part ce décalage et quelques retards intermédiaires, l’ensemble de la journée a pu se dérouler jusqu’à 18h sans problèmes particuliers.

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Nous avons noté près de 100 personnes présentes au cumul sur la journée, l’équipe d’organisation incluse ce qui est conforme  à nos objectifs initiaux et supérieur aux chiffres de l’année précédentes. Grâce à la tombola et la vente de repas, nous avons approché les 200€ de bénéfices pour couvrir les derniers frais relatifs à cette journée.

De la part de nombreux visiteurs, l’ambiance a été sympa et l’organisation bonne. De nombreux sujets ont pu être abordé comme le Raspberry Pi, le Logiciel Libre, Inkscape, OpenStreetMap, le développement en entreprise, OpenERP, les formats ouverts, LaTeX, OpenPGP, CaspWiki, Creative Commons et les licences libres…Ces sujets variés et d’un niveau de difficultés variés ont pu satisfaire un public assez large, l’ensemble ayant été bien suivie.

Cela a été également l’occasion pour notre jeu vidéo libre de recevoir de bonnes critiques de la part des visiteurs, à savoir FYD ! Avec la mise en évidence de quelques bogues ou suggestions d’amélioration.

cette journée a été un plaisir pour nous de l’organiser, nous espérons pouvoir en tirer une bonne expérience et réaliser l’année prochaine une meilleure édition encore !

Lunettes connectées, innovation ou espion ?

Cet objet, très populaire de part le prototype Google glass qui va sortir d’ici moins d’un an, fait actuellement couler beaucoup d’encre sur ses possibilité incroyables et l’enthousiasme pour un nouveau produit très connecté.

Cet article n’est pas là pour en faire l’apologie, c’est plutôt une réflexion sur les dérives possibles de réaliser avec.

Un suivi de sa personne de manière constante

Ces lunettes en étant portées en permanence par son propriétaire, enfin presque tout le temps, pourrait être très nuisible pour la vie privée de soi même mais surtout d’autrui !

Le téléphone intelligent nous avait habitué à ses problèmes de confidentialités via la localisation GPS, les contacts présents dessus, nos courriels, emplois du temps, applications ou pages web visités. En soit ces lunettes ne sont pas une menace supplémentaire de ce point de vue là, mais il ajoute d’autres possibilités.

En effet, ces lunettes peuvent prendre des photos et vidéos en continus, coupler les données du téléphone habituel avec ce que voit l’utilisateur réellement comme son environnement, les personnes avec qui on est, ce qu’on y fait, etc. Tout cela peut être analysé en permanence et recoupé avec d’autres informations.

Google_Glass_detail

Évidemment, c’est l’idéal pour sa vie sociale numérique en permettant de tout partager avec tout le monde rapidement, mais quid de la confidentialité des données ? Surtout avec Google…

Mais aussi de son entourage…

Mais en plus de menacer la vie privée de son propriétaire, qui après tout n’engage que lui, il y a aussi de ceux qui entrent dans le champs de vision du propriétaire de l’objet qui peuvent voir leur vie privée menacée.

Imaginez, vous êtes dans la rue, un restaurant ou tout autre lieu public, vous croisez quelqu’un et le téléphone va chercher les informations à propos de cette personne et permettre de faire le lien entre l’identité de cette personne et où elle a été localisée. Pour peu que ce type d’objet soit populaire, le besoin de caméra de surveillance dans les lieux publics va se réduire…

Ce problème commence à soulever le problème de la confidentialité des données de Google ou des États-Unis qui depuis 2001 et les attentats terroristes sur leur territoire peuvent collecter sans procédure judiciaire les informations qu’ils veulent à propos de n’importe qu’elle personne.Certains dirigeants d’établissement comme des restaurants ou bars américains ont commencé déjà à interdire le port de ces objets pour éviter de nuire à la vie privée des autres personnes présents dans l’établissement.

Ceci est d’autant plus préoccupant qu’aucune disposition législative ne protège des dérives de ce futur nouvel objet. Affaire à suivre…